
Les publicités en ligne vous fatiguent ? Vous n’êtes pas seul. Selon l’étude BALmétrie 2025 d’Ipsos, 84 % des Français les jugent de plus en plus intrusives, contre 80 % un an plus tôt. Le papier offre une alternative crédible. La communication print désigne l’ensemble des supports imprimés qui portent le message d’une marque. Elle regroupe le flyer, la brochure, le catalogue, la carte de visite ou l’affiche. Son atout : selon une étude, 66 % des Français ont lu un courrier publicitaire adressé en huit jours, et 58 % des lecteurs se sont déplacés en magasin ou y pensent. Le courrier adressé retient aussi plus l’attention que la pub TV : 32 % des citations contre 23 %. Autre point très important : ce print marketing ne s’oppose pas au web. Vous pouvez le relier à votre site et bâtir une stratégie omnicanale.
Qu’est-ce que la communication print et en quoi diffère-t-elle du digital ?
Les mots print marketing, communication imprimée et communication papier désignent la même pratique que la communication print. Ils renvoient à des messages physiques, adressés ou non, que vous lisez sans écran.
La différence avec le digital tient au choix du lecteur. Il ouvre un support physique quand il le décide, alors que la publicité en ligne s’impose à lui. Imaginez la boîte aux lettres comme un salon calme et le fil d’actualité comme une gare : dans le salon, vous lisez ; dans la gare, vous traversez.
Le mode de remise distingue des situations que beaucoup d’articles confondent. Le tableau suivant les sépare.
| Type d’imprimé | Définition | Exemples | Atout principal |
|---|---|---|---|
| Imprimé adressé | Courrier portant le nom du destinataire | Catalogue, offre de fidélité | 44 % des lecteurs le lisent sans distraction |
| Imprimé sans adresse | Prospectus déposé dans les boîtes sans nom de destinataire | Prospectus d’enseigne, flyer de quartier | Couverture d’une zone entière |
| Support remis en main propre | Document donné lors d’un contact direct | Carte de visite, flyer en salon | Échange avec une personne choisie |
Chaque ligne appelle un ciblage et une mesure différents.
Quels supports de communication print choisir selon votre objectif ?
Le bon support dépend de la fonction attendue : faire connaître votre offre, rassurer un prospect ou déclencher l’achat. Choisissez d’abord la fonction. Le format vient ensuite. Les deux familles ci-dessous suivent cet ordre.
1. Quels supports pour prospecter et se faire remarquer ?
Pour prospecter, utilisez des supports qui touchent beaucoup de personnes à faible coût unitaire. Le flyer, par exemple, qui désigne un feuillet court, se remet en main propre ou se dépose en boîte aux lettres, mais sa durée de vie reste brève. L’affiche cible les passants ; lisez notre analyse sur l’atout marketing de l’affichage publicitaire. Le publipostage, qui désigne l’envoi d’un courrier à une liste de destinataires, lui vise juste, à condition de tenir le fichier à jour. L’imprimé publicitaire a l’avantage de couvrir une zone entière, sauf les boîtes munies d’un Stop Pub, l’autocollant qui refuse les prospectus. Un commerce local en tire un bénéfice chiffré : selon la cinquième vague de BALmétrie (mai 2025), 42 % des lecteurs d’imprimés ont repéré un nouveau commerce de proximité grâce à ce support, soit six points de plus qu’en 2024.
2. Quels supports pour rassurer et conclure une vente ?
Pour rassurer, proposez des supports qui détaillent votre offre. La brochure et la plaquette commerciale présentent vos services en profondeur. Le catalogue liste vos produits et vos prix. Le magazine d’entreprise raconte vos réalisations. La PLV, la publicité sur le lieu de vente, accompagne le client au moment du choix. Notre position sur quels supports utiliser est tranchée : en rendez-vous B2B (entre entreprises), la carte de visite et la plaquette pèsent plus que leur coût. Ces deux supports restent sur le bureau du décideur après votre départ. Ils circulent entre collègues sans manipulation. Ils montrent aussi que votre entreprise soigne sa relation commerciale. Face à des fournisseurs comparables, le prospect appelle plus facilement celui dont il garde le document sous les yeux.
Pourquoi la communication print reste-t-elle efficace face à la saturation publicitaire ?
La communication print reste efficace face à la saturation publicitaire parce que la lecture papier est un acte volontaire, dans un moment où l’attention est peu sollicitée.
Ce qui fait l’efficacité du courrier par exemple, c’est qu’il se lit chez soi, dans le calme. L’étude BALmétrie désigne la mesure annuelle de la lecture des courriers et prospectus en France. Ipsos, institut d’études, la réalise. Sa cinquième vague (avril-mai 2025, 2 500 Français) montre que 96 % des courriers et imprimés se lisent à domicile. 40 % des lecteurs d’imprimés les consultent sans distraction, et 44 % des lecteurs de courrier adressé.
Quatre arguments soutiennent cette efficacité. D’abord la crédibilité : selon la cinquième édition du baromètre Toluna réalisé pour Pub Audit, 57 % des Français font confiance à la publicité reçue en boîte aux lettres, contre 56 % pour la télévision et 32 à 34 % pour les publicités sur internet, les réseaux sociaux, les applications et les SMS. Ensuite la tangibilité : un support physique se touche, se garde et se montre. Puis la mémorisation : selon une étude de La Poste Solutions Business sur 919 post-tests, 65 % des destinataires d’un courrier adressé se souviennent d’au moins un point du message, contre 25 % pour l’imprimé sans adresse. Enfin la faible saturation : 73 % des lecteurs voient dans leur lecture un moment de détente.
Gardez un regard critique : la plupart de ces chiffres viennent d’acteurs du courrier. Le groupement BALmétrie réunit La Poste, Mediapost et Adrexo, et La Poste Solutions Business signe l’étude de mémorisation. Les mesures indépendantes restent utiles : Ipsos réalise l’enquête et le CESP (Centre d’études des supports de publicité) collabore à la mesure d’audience. Elles encadrent la méthode, sans effacer le biais du commanditaire.
Print ou digital : comment les associer sans les opposer ?
Le print ne doit plus être traité comme un canal isolé. Il amène vos lecteurs vers le digital, et le digital les ramène vers le papier.
Une stratégie omnicanale désigne une présence cohérente sur tous les canaux que votre client utilise. Elle vous demande de combiner digital et impression dès la conception de la campagne. Les lecteurs le font déjà : selon BALmétrie 2023, 48 % des lecteurs d’imprimés publicitaires se sont connectés à la page web de la marque ou de l’enseigne.
1.Comment relier un support papier au web (QR codes, URL dédiée) ?
Pour cela, utilisez un QR code. Ce dernier fait référence à un carré que vous scannez avec un téléphone. Il ouvre une page web sans saisie d’adresse. Appliquez ces bonnes pratiques :
- Créez une URL dédiée par campagne, c’est-à-dire une adresse web courte propre à ce support. Vous saurez d’où viennent les visites.
- Choisissez un QR code dynamique : vous modifiez sa destination après l’impression.
- Concevez une page d’atterrissage, la première page que voit le visiteur, adaptée au mobile et centrée sur un seul appel à l’action, une consigne claire comme « commandez » ou « venez ».
Évitez l’erreur suivante : mettre en place un QR code qui mène à la page d’accueil. Le visiteur ne retrouve pas l’offre du flyer et repart.
2. Pourquoi la cohérence de la charte graphique change-t-elle les résultats ?
La charte graphique fait référence aux règles visuelles d’une marque : logo, couleurs, polices. Elle reste identique sur le flyer, la page web et l’e-mail. Un visiteur qui passe d’un flyer vert à une page violette peut douter d’être au bon endroit. Prenez une campagne bi-média : un courrier annonce l’offre, puis un e-mail de relance reprend la même image, la même accroche et le même code promo. Le client reconnaît la campagne à chaque contact. Rappelez-vous aussi que le print et le SEO, le référencement naturel sur Google, ne s’opposent pas : un support papier peut générer des recherches de marque, des requêtes qui contiennent le nom de votre entreprise.
Les prospectus sont-ils encore autorisés dans les boîtes aux lettres ? Stop Pub, Oui Pub et règles de distribution
Oui, mais pas dans les boîtes portant un autocollant « Stop Pub ». Cette règle s’applique à toutes les boîtes marquées. Depuis le 1er janvier 2021, son non-respect expose à une amende de cinquième classe, selon la loi AGEC (loi anti-gaspillage pour une économie circulaire). Le Stop Pub concerne surtout les imprimés sans adresse. Votre courrier adressé n’est donc pas concerné.
Le Oui Pub fonctionne à l’inverse : seules les boîtes dotées de l’autocollant reçoivent des prospectus. Ce dispositif a été testé dans 14 territoires pilotes, du 1er mai 2022 au 30 avril 2025. Depuis le 1er mai 2025, le Stop Pub s’applique de nouveau partout en France.
Une proposition de loi vise à généraliser le Oui Pub. La députée Sylvie Dezarnaud l’a déposée à l’Assemblée nationale le 16 septembre 2025, avec une application prévue au 1er janvier 2026, date aujourd’hui dépassée. Ce texte n’est pas adopté : à ce jour, le dossier de l’Assemblée mentionne seulement son renvoi à la commission des affaires économiques.
L’imprimé adressé devient donc plus stratégique que l’imprimé sans adresse. Vous l’envoyez à votre fichier client, dans le respect du RGPD, le règlement européen sur la protection des données personnelles. La CNIL, l’autorité française qui contrôle ce règlement, exige pour le courrier postal que les personnes aient été informées de l’usage de leur adresse et puissent s’y opposer simplement et gratuitement.
Notre avis : la menace réglementaire pousse les annonceurs à passer du « tout-boîte » au ciblé. Ce virage sert l’efficacité de vos campagnes.
Comment intégrer la communication print à votre plan marketing, étape par étape ?
Partez d’un objectif unique par campagne pour ne pas s’éparpiller. Choisissez ensuite le support, le ciblage et le relais digital. Gardez aussi un œil sur les tendances en matière de publicité pour ajuster vos choix.
Prenons le scénario d’une TPE (très petite entreprise) locale : une boulangerie qui lance 5 000 flyers. Chaque décision suit cet ordre :
- Fixez l’objectif et le budget. La boulangerie vise 100 nouveaux clients en un mois et plafonne la dépense avant de demander un devis.
- Ciblez. Elle distribue dans un rayon de dix minutes à pied autour du magasin, en septembre, quand les habitudes d’achat se reforment. Elle évite les boîtes Stop Pub et remet un flyer en caisse à ses clients actuels.
- Soignez le message. Un seul appel à l’action reste visible : une viennoiserie offerte sur présentation du flyer.
- Prévoyez le relais digital. Un QR code mène à la page de la boutique, avec horaires et itinéraire.
- Planifiez le calendrier. Elle demande la date de livraison à l’imprimeur, ajoute une marge de sécurité, puis fixe le jour de distribution.
Ce scénario est illustratif : adaptez les chiffres à votre activité. Notez ce qui a fonctionné pour ajuster la campagne suivante.
Comment mesurer l’efficacité d’une campagne de communication print ?
Mesurez la campagne avec des codes de suivi, des URL dédiées et des comparaisons avant/après, pas à l’œil. Un responsable marketing doit justifier son budget, et l’affirmation « le print marche » ne suffit pas.
Appliquez ces méthodes selon votre campagne :
- Un QR code dynamique compte chaque scan.
- Un code promo propre au support identifie les ventes issues du flyer.
- Un numéro de téléphone dédié trace les appels.
- Des zones test et témoin se comparent : vous distribuez dans la zone test, pas dans une zone témoin semblable, puis vous confrontez les ventes des deux.
La Poste Solutions Business et Ekimetrics, société de conseil en données, ont étudié 31 marques avec le Marketing Mix Modeling, une modélisation statistique qui isole la contribution de chaque média aux ventes. Le courrier adressé y génère en moyenne un ROI, c’est-à-dire un retour sur investissement, supérieur de 29 % à celui des autres médias.
Nuancez ce chiffre : l’écart varie selon les secteurs, avec +71 % pour l’automobile et +17 % pour le retail. Une moyenne ne vaut pas promesse pour votre activité. Ces études portent aussi sur de grandes marques. Une TPE doit calibrer un test à petite échelle : 500 flyers, un code promo, une zone témoin.
Quel budget prévoir et comment choisir son imprimeur ?
Les coûts dépendent du format, du volume, du papier et de l’affranchissement, le prix d’envoi postal. Il vaut donc mieux demander plusieurs devis. Précisez dans chaque demande le même format, la même quantité et le même papier. Sans cette base commune, les devis ne se comparent pas.
Comparez les imprimeurs sur ces points :
- les délais de livraison ;
- les échantillons de papier envoyés avant commande ;
- la gestion de vos fichiers, avec vérification avant impression ;
- l’accompagnement proposé.
Le print peut-il être écoresponsable, et quelles tendances en 2026 ?
Oui, à condition de choisir le papier, le tirage et la distribution avec soin. Optez pour un papier recyclé ou certifié, c’est-à-dire issu de forêts gérées durablement. Ajustez le tirage à votre cible. Privilégiez un imprimeur local pour réduire le transport. Demandez des encres végétales.
Le public reste en 2026 très réceptif au Print. La cinquième vague de BALmétrie (Ipsos, mai 2025) présente l’imprimé comme un média de respiration : 73 % des lecteurs y voient un moment de détente. Le dernier baromètre Toluna pour Pub Audit note une hausse de neuf points en un an pour l’information locale sur papier. Côté création, suivez les tendances en design graphique pour que vos supports restent actuels.
Notre position chez Alhena Conseil : un tirage mal ciblé pollue plus et convertit moins qu’un petit tirage bien ciblé. Selon une étude de l’Ademe de 2021, l’agence de la transition écologique, 44 % des publicités papier sont jetées sans lecture. Un tirage mal ciblé gaspille donc du papier et du budget.
Les sources
- Dossier législatif de la proposition de loi n° 1838 visant à généraliser le Oui Pub (Assemblée nationale)
- Amendement rappelant l’amende prévue par la loi AGEC pour le non-respect du Stop Pub (Assemblée nationale)
- La prospection commerciale par courrier postal : règles et droit d’opposition (CNIL)
- Une proposition de loi fait renaître le dispositif « Oui Pub » (Banque des Territoires, groupe Caisse des Dépôts)
Communication print
Flyers, brochures, catalogues ? Print + digital Prolongez-les en ligne.
Le print capte l’attention du lecteur. Le digital prolonge sa visite. Nous concevons la version électronique de vos supports commerciaux, puis nous relayons votre campagne en marketing digital.
Un support pensé pour le papier et pour l’écran.
Le print
Nous le concevons.
- Flyer, brochure, catalogue, plaquette
- Version électronique prête à diffuser
- Charte graphique respectée
- Un message et un appel à l’action clairs
Le digital
Nous le prolongeons.
- QR code et URL dédiée par campagne
- Page d’atterrissage adaptée au mobile
- E-mail de relance à la même charte graphique
- Suivi des visites et des conversions
Même charte graphique, du support au web.







